Sensibilisation
Accessibilité

L’accessibilité,
kézako ?

Déficience et situation de handicap

La situation de handicap est le résultat d’une interaction entre un utilisateur et un contenu (ou une fonctionnalité) qui, du fait d’une déficience, aboutit à l’impossibilité pour l’utilisateur d’y accéder, de le percevoir, de le comprendre ou de l’utiliser.

L’accessibilité consiste donc avant tout à éliminer les obstacles générant des situations de handicap.

Les déficiences
visuelles

La cécité, la malvoyance, le daltonisme, ou encore la sensibilité à la lumière sont les déficiences visuelles les plus courantes.

Les technologies d’assistance

  • Lecteur d’écran
  • Plage Braille
  • Loupes d’écran
  • Mode de contrastes élevés
  • Mode lecture

Les déficiences
auditives

La surdité, la malentendance, ou la sensibilité accrue au bruit sont les troubles auditifs les plus répandus.

Les technologies d’assistance

  • Prothèse auditive
  • Implants cochléaires
  • Sous-titres — automatiques ou non
  • Interprétariat LSF

Les déficiences
motrices

La paralysie, l’hémiplégie, Parkinson ou les TMS ne sont que quelques exemples de troubles moteurs parmi une myriade.

Les technologies d’assistance

  • Reconnaissance vocale
  • Clavier virtuel
  • Dispositifs mécaniques : guide-doigts, head-stick, claviers et souris adaptés…

Les déficiences
cognitives

Les troubles dys, l’anxiété, les TDAH, TSA, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson sont quelques exemples de troubles cognitifs.

Les technologies d’assistance

  • Aucune  : chacun teste diverses choses.
  • Imprimer un contenu peut s’avérer plus facile pour certains, par exemple.

Les impacts
utilisateur

C’est la notion primordiale— qui se traduit en niveaux (A, AA, AAA) dans les WCAG .

Chaque défaut d’accessibilité à un impact plus ou moins critique sur l’utilisateur, en fonction du contexte et de la situation.

  • Un contraste de 4.49:1 est moins critique qu’un contraste de 1.5:1.
  • Une image sans alternative a un impact faible si le contenu manquant est anecdotique, mais bloquant si c’est un bouton d’authentification.
  • Un impact critique sur une typologie d’utilisateurs peut ne pas gêner d’autres utilisateurs.
  • Une solution pour certains utilisateurs peut avoir un impact négatif sur d’autres utilisateurs.

Limiter les situations de
handicap

Au sein du W3C , la WAI spécifie les WCAG , qui reposent sur quatre principes.

  1. Perceptible.
  2. Utilisable.
  3. Compréhensible.
  4. Robuste.

Le RGAA est une méthode d’application technique des WCAG.

En France, les obligations ne portent pas uniquement sur la conformité : une démarche doit être mise en œuvre et rendue publique, sous la forme d’un schéma pluriannuel et de plans d’action annuels.

Anatomie d’un critère RGAA

Chaque critère comprend :

  • Un intitulé, avec des liens vers le glossaire pour les termes sujets à interprétation ;
  • Un ou plusieurs tests techniques, avec une méthodologie détaillée pour chacun ;
  • Des références aux WCAG — critère(s) de succès, technique(s) suffisante(s) et / ou échec(s) — et à l’EN 301 549.

Et, pour certains critères :

  • Une note technique, pour certaines subtilités échappant au glossaire ou aux méthodologies de test ;
  • Des cas particuliers.

Les tests
réflexes

Les comportements de base à adopter pour mesurer sommairement l’accessibilité d’une page, en utilisant uniquement Firefox.

  1. Vérifier le titre de l’onglet.
  2. Contrôler les contrastes.
  3. Tester le zoom, jusqu’à 200%.
  4. Naviguer Tab pour parcourir la page.

Les tests recommandés
easy checks

Les Easy Checks sont des tests simples à réaliser, couvrant les risques d’accessibilité les plus courants.

  1. Titres des pages : <title> doit être présent, et décrire la page.
  2. Alternatives textuelles pour les images : attribut alt, élément <figcaption>, etc.
  3. Hiérarchie des titres (<h1>, <h2>, <h3>…) pertinente.
  4. Contraste des couleurs suffisants.
  5. Taille du texte ajustable.
  6. Navigation au clavier : utiliser Tab.
  7. Formulaires : libellés pertinents, indication des champs obligatoires…
  8. Les contenus animés doivent être contrôlables.
  9. Alternatives aux multimédia (audio et vidéo) : sous-titres, transcription textuelle, audiodescription…
  10. Structure de base : <main>, <header>, <footer> essentiellement.

Certains sont acquis grâce à la structure de nos thèmes. D’autres sont exclusivement du ressort des contributeurs.

Le reste va nous (pré)occuper — sur les thèmes, notamment.

Les tests
automatiques

L’extension Tanaguru est la seule à évaluer vis-à-vis du RGAA — ce qui évite les nœuds au cerveau.

Fonctionnalités appréciables

  1. Filtrer par thématique (en amont de l’analyse).
  2. Filtrer par statut.
  3. Surveiller les modifications du DOM.
  4. Afficher l’ordre de tabulation.
  5. Explications, légendes et accompagnements pertinents.

Attention aux
surcouches

Des éditeurs comme FACIL’iti parlent d’accessibilité.

Le(s) problème(s) des surcouches

  • Elles ne peuvent pas rendre un site accessible.
  • Elles peuvent considérablement dégrader l’accessibilité du site.
  • Elles sont sur une couche technique inepte.
  • Elles ne peuvent en aucun cas améliorer la conformité, mais la dégradent souvent (et fortement).

Le site Overlay Fact Sheet détaille les problèmes posés par ces outils, témoignages à l’appui.

Réclame : l’extension Orange Confort+ ajoute ce genre de fonctionnalités au navigateur.

Générique de fin
Merci

Crédits